Vendredi 17 février 2012 5 17 /02 /Fév /2012 10:30

L'histoire du nucléaire en France, le poids du lobby, ses  mensonges.

Un sujet grave, un spectacle très documenté mais aussi drôle et plein d'humour, à voir en famille ou avec les amis.

Pour déjà en savoir plus, vous pouvez jeter un œil sur la vidéo dont l’adresse est la suivante :

  http ://www.dailymotion.com/video/xmsmpk_avenir-radieux-a-des-mots-de-minuit_creation

 

 

 

MARDI 20 MARS 2012


à 20H30 à la Salle Viking à l'Espace Philippe-Auguste

La Compagnie "Un pas de côté" présente :


AVENIR RADIEUX : UNE FISSION FRANCAISE

 de/par Nicolas LAMBERT


Un pas de côté pour mieux voir et mieux viser


L’OMS (l'Organisation mondiale de la santé) écrit dans son rapport 151 :
"
Cependant, du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l'avenir des utilisations pacifiques de l'énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s'accommoder de l'ignorance et de l'incertitude".


Nous nous réjouissons de votre présence et nous vous remercions de faire circuler cette information le plus possible autour de vous.


Prix d’entrée : 8 euros

·        pour les moins de 16 ans : 2 euros et

·        pour les précaires : 4 euros.


      Si vous souhaitez réserver des places, envoyez  un chèque  à l'ordre de Vernon-défi à :       
                                                        Jean Claude Mary (en précisant le nombre de places et leur prix)
                                                                             4a Rue du Tourne-Bride
                                                                             27200 - VERNON

N.B. Les billets vous seront délivrés à l'entrée.

Par Vernon-défis
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Lundi 6 février 2012 1 06 /02 /Fév /2012 08:33

A l'appel de 12 organisations (voir ci-dessous),


vous êtes toutes et tous invité(e)s

à éteindre vos lampes et appareils

consommant de l'électricité

entre 19 h 55 et 20 h, les 11 février,

11 mars, 11 avril, 26 avril et 4 mai prochains.


Cette action nationale a pour but :

 

http://images14.levif.be/images/resized/119/502/549/745/4/500_0_KEEP_RATIO_SCALE_CENTER_FFFFFF/image/Suite-la-catastrophe-nucl-aire-de-Fukushima-l-Allemagne-est-la-premi-re-grande-puissance-industrielle-renoncer-l-nergie-nucl-aire-.jpg


Suite à la catastrophe nucléaire de Fushukima, l'Allemagne est la première grande puissance

à renoncer à l'énergie nucléaire

  • de commémorer les catastrophes de Fukushima et Tchernobyl,
  • de protester contre la politique énergétique de l’État français qui n'a de cesse de soutenir encore et toujours le nucléaire.

Après la catastrophe de Fukushima, la France doit abandonner le nucléaire.

La campagne présidentielle doit être l'occasion d'engager notre pays sur la voie d'une transition énergétique pleinement assumée faisant la part belle aux énergies renouvelables et à la maîtrise de l'énergie.

 


"5 minutes contre le nucléaire" est une action nationale lancée à l'appel de l'association Agir pour l'Environnement et de 11 autres organisations (et peut-être d'autres à venir ? Vous souhaitez être partenaire : contactez nous sur contact@cinqminutescontrelenucleaire.fr) :

  • l'association Agir pour l’Environnement,
  • Greenpeace,
  • Attac,
  • Biocoop,
  • la Confédération paysanne,
  • le Réseau Action Climat,
  • Nature et Progrès,
  • la Fondation France Libertés,
  • le Réseau Sortir du nucléaire,
  • WECF,
  • Générations Futures
  • Résistance à l’Agression Publicitaire
Par LB
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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 16:35

 

Une inspection de l’IGAS (Inspection générale des affaires sociales) récente a donné récemment un pré-rapport de sa mission au directeur et aux médecins hospitaliers. Ca n’est pas un rapport officiel mais les conclusions semblent avancées :
le déficit du ce
ntre hospitalier intercommunal Evreux –Vernon (CHI Eure-Seine) est « abyssal » de 15 M d’euros , des mesures drastiques doivent être prises , et une des propositions phare de l’IGAS c’est la fermeture des blocs opératoires de Vernon qui feraient double emploi avec ceux d’Evreux.
Cette proposition est tout simplement infondée et suicidaire. Deux niveaux d’analyse sont n
écessaires pour bien comprendre. D’abord le contexte national du financement des Hôpitaux et deuxièmement la réalité locale avec son historique et ses particularités.

 

LE CONTEXTE NATIONAL :

http://www.danielmartin.eu/Economie/SS-USA-France_fichiers/image014.gifDepuis plusieurs années les gouvernements de tous bords ont cherché à réduire le déficit de l’assurance- maladie et ont fait régulièrement et sévèrement des coupes sombres dans le remboursement des prestations. La tentative de maitrise de l’évolution de ces dépenses s’est soldée par l’apparition de l’ONDAM (objectifs nationaux des dépenses de l’assurance maladie), enveloppe financière fermée votée chaque année au budget par nos députés, puis distribuées en sous enveloppes, tout aussi fermées, pour chaque ARS (agence régionale de Santé).
Parallèlement ces gouvernements ont tous cru que la mise en concurrence commerciale de tous les établissements de santé (publics et privés) allait aussi permettre d’ « assainir » le fonctionnement des établissements publics , accusés de « gabegie » permanente ; c’était aussi dans l’esprit des institutions européennes dont une des valeurs fondatrice est la concurrence « libre et non faussée ». Alors on a inventé le T2A (tarification à l’activité) qui était censée mettre à égalité tous l’établissement en proposant après étude analytique, un tarif pour chaque activitéhttp://2.bp.blogspot.com/-0AINMliaRPI/TttXKvSHlCI/AAAAAAAACRs/66B2CxSocKw/s1600/urgence.jpg.

Par exemple le tarif d’une prothèse de hanche sera fixé à 1000 € (chiffre non réel, simple hypothèse pour la démonstration) ; Et les services qui feront 100 prothèses par ans pourront compter sur 100.000€ de recette pour cette activité. Soit. Et alors on dit aux médecins « faites de l’activité, cotez bien tous vos actes et votre établissement sera prospère ».
Mais le problème, c’est que l’enveloppe est fermée et que, à l’usage, si , une année, ce mode de financement coute trop cher , les autorités sanitaires disent : « excusez nous mais l’ année prochaine la prothèse de hanche sera à 900 € » .
Tous les leviers sont donc du cotés des tutelles ; comment, d’ailleurs, continuer à parler de concurrence libre et non faussée dans un tel contexte d’enveloppe fermée. Il semble que l’année prochaine le taux d’évolution de l’ONDAM sera de 2.5% alors que l’inflation et l’évolution normale des salaires réclameraient au moins 3.2 %.
Les hôpitaux publics, à qui sont confiés une très grande part des missions de service public (accueil des urgences, soins aux plus démunis, soins gériatriques de longue durée, formation des médecins, infirmières, recherche etc.) sont très souvent déficitaires (2/3 des hôpitaux) car cette mission de service public sont mal financées par les tutelles. Il y a certes les MIG (enveloppes de l’ONDAM réservées pour les missions d’intérêt général) mais souvent insuffisantes dans le contexte de restriction budgétaire.
Autre réalité fondamentale récente, c’est la mise en place de la loi HSPT dite loi Bachelot (votée en 2009, décrétée en 2010). Cette loi donne tout pouvoir aux directeurs d’hôpitaux, eux-mêmes nommés par l’ARS (émanation gouvernemental, faut-il le rappeler).
Par exemple, le recrutement des médecins est uniquement du ressort du directeur. Il a la mission de gérer l’hôpital comme une entreprise en équilibre financier avec les financements qui lui sont confiés.

Les conseils d’administration (où siégeaient des élus, des médecins, des syndicats avec voix délibérantes) sont supprimés. Ils sont remplacés par des conseils de surveillance, assemblée à vocation uniquement consultative, ou élus et médecins sont beaucoup moins représentés et dont l’avis peut être totalement ignoré par le directeur et l’ARS. Déficit démocratique énorme.
Il y aurait d’autres choses à dire mais cela alourdirait le propos.
Il suffit de savoir que ce contexte mets tous les hôpitaux publics dans une situation financière d’emblée problématique.

LA REALITE LOCALE
Dans les années 95-96, le gouvernement a voulu, à partir du constat de la lourdeur croissante des dépenses de santé, fermer nombre de petits hôpitaux ou maternités (on se rappelle du combat médiatisé de la ville de La Mure pour éviter la fermeture annoncée de sa maternité) et parallèlement encouragé voire décrété la fusion administrative de structures proches (comme Evry Corbeil, Poissy Saint Germain…) pour faire des « économies d’échelle ».
Des directeurs ont été nommés avec cette mission comme feuille de route. Ça a été le cas pour Evreux-Vernon.
Evreux était plutôt en situation délicate,http://www.chi-eureseine.fr/page/iso_album/vue_du_ciel2_480x600.jpg en raison notamment d’une difficulté de recrutement médical et d’une réputation médiocre (à tort ou à raison ?) mais Vernon se portait bien, et avait redoré son image par une rénovation architecturale importante.
La fusion annoncée a été très mal vécue par le personnel hospitalier qui a multiplié les actions syndicales et populaires. La fusion a été ainsi repoussée à plus tard en mettant en place un syndicat inter-hospitalier transitoire avec une durée de vie déterminée pour aboutir à la vraie fusion. La complémentarité souhaitée ne s’est jamais vraiment mise en place. Les médecins et le personnel ont réussi à imposer une charte de fonctionnement des deux établissements, reconnaissant officiellement leurs activités « bi-sites » et la mobilité des agents entre les deux structures seulement sur la base du volontariat. Les économies d’échelle n’ont jamais été au rendez vous. Plusieurs postes de directeur-adjoint ont même été créés. Ensuite, le constat fait par L’ARH (agence régionale d’hospitalisation avant la création des ARS) et surtout par Jean-Louis Debré alors maire d’Evreux, que l’hôpital saint Louis d’Evreux était vétuste, enclavé en centre ville, justifiait de construire un nouvel hôpital.
Pour diverses raisons, probablement d’abord politiques, le site de Cambolle, en pleine campagne sur la route de Lisieux, et donc à l’opposé de l’accès de Vernon, a été décidé. Décision aberrante puisque la fusion Evreux-Vernon était actée et que l’axe de circulation entre les deux villes n’est déjà pas naturel et met à presque une heure de trajet les deux hôpitaux. Sa conception a été très ambitieuse; pour augmenter son attractivité, des salles pour la coronarographie ont été créées. Mais peu après, l’ARH réalisant qu’une activé importante de coronarographie existait à la Clinique Bergouignan, a retiré son autorisation pour Cambolle. On se retrouve donc avec un Hôpital de Cambolle, sur-dimensionné, mal situé, très mal desservi par les transports en commun, avec des parkings insuffisants qui n’a pas pu répondre aux prévisions d’attractivité et donc d’activité accrue. Ces successions d’erreurs aboutissent à un surcoût structurel de 8 millions d’euros (donc plus de la moitié du déficit actuel).
http://www.chi-eureseine.fr/page/iso_album/entree_vernon_1_480x600.jpgVernon, quant à lui, garde une bonne activité. De nouveaux praticiens ont été recrutés ; l’activité de la maternité augmente. L’orthopédie est toujours attractive et bénéficiaire. Mais la mutualisation plombe les comptes globaux. Ceci ne veut pas dire que Vernon ne doit pas aussi chercher à améliorer son activité, mieux mutualiser les fonctionnements, réfléchir à des complémentarités au lieu de rester dans une offre de soins « en miroir » avec Evreux.
En tous cas fermer les blocs opératoires de Vernon,

  • fermerait d’importantes rentrées financières,
  • diminuera inéluctablement l’activité de la maternité, qui sans bloc, n’offre pas de sécurité,
  •  appauvrira l‘accueil des urgences qui ne pourra pas répondre aux urgences chirurgicales.
  • Et les fuites de patients constatées sur Mantes, Pontoise et Rouen ne feront que s’accentuer.

    C’est une illusion complète de croire que la diminution de l’offre à Vernon augmentera automatiquement le recours à Evreux.
    C’est le déficit démocratique qui est la l’origine de cet échec.
    Tous les acteurs (tutelles, direction, médecins, audits du ministère, représentants du personnel, des usagers, les élus...) doivent se mettre autour d’une table et examiner la situation pour donner aux habitant l’offre de soins de service public dont ils ont besoin.
    Sachant que l’Eure est un des départements les plus sous médicalisé (avant dernier au classement). Il convient, au contraire, de le favoriser. La seule logique comptable ne le fera pas.
    Là aussi, d’autres points aurait mérité d’être dits mais ceux qui figurent ici sont importants.

    Jérôme BULTEL
Par Vernon-défis
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Mardi 13 décembre 2011 2 13 /12 /Déc /2011 11:04

marise.avice@wanadoo.fr vous recommande la lecture de cette page :


Mode, high-tech, alimentation... « Terra eco » vous donne des pistes pour acheter français.

 

Article de"Terra eco" que vous trouverez à l'adresse suivante :

 

-> http://www.terraeco.net/Comment-consommer-bleu-blanc-rouge,40086.html

 

 

PS: Article pour abonné, du même journal :

 

Dossier - Pour faire redescendre le chômage qui explose et rapatrier les usines qui s’envolent, produisons et consommons bleu-blanc-rouge. L’idée fait son chemin chez les politiques. Est-ce « la » solution ou une aberration économique ? Enquête.
Article publié dans le

N°31 - décembre 2011

Made in France : la solution à la crise ?

Crise : une issue franco-française

Panique à bord. Le groupe automobile PSA annonce la suppression de 6 000 postes en Europe. Au même moment, des salariés prennent le taureau par les cornes pour empêcher la fermeture de les infusions Eléphant dans les Bouches- du-Rhône. Dans le Calvados, ils sont 3 000 à défiler contre la délocalisation de leur usine de plaquettes de freins vers la Roumanie... Une sale journée ordinaire dans le royaume de France. Une journée de crise comme il y en a tant, comme il y en a trop ces derniers mois. Avec le libre-échange comme coupable de tous les maux ?

A voir le gouvernement bégayer depuis deux ans la mise en place de « primes à la relocalisation » et de labels « origine France garantie », on serait tenté de succomber au raccourci. Arnaud Montebourg et son concept de démondialisation ont séduit lors de la primaire du Parti socialiste. Marine Le Pen s’autoproclame, elle, championne du made in France.
De la gauche à l’extrême droite, on pose les termes du débat : produire et consommer 100 % français serait-il la solution ?

  François Baroin et le Premier ministre, François Fillon, visitent l’usine Petit Bateau de Troyes, le 28 février 2011.

Crédit photo : witt - sipa

Retour de bâton

« Fabriquer des ordinateurs en France nous coûterait dix fois plus cher que les acheter à des pays plus efficaces, plus spécialisés », pose d’emblée Olivier Bouba-Olga, économiste à l’université de Poitiers et spécialiste de la question. Pour lui comme pour nombre de ses confrères, cette option n’est en fait l’intérêt de personne. Et encore moins celui du consommateur. Car c’est lui qui, au bout du compte, passera à la caisse... et à la casserole. Soit en achetant au prix fort un produit fabriqué à l’étranger taxé par des droits de douane, soit en achetant un bien made in France plus cher. Taxer les produits importés reviendrait à pénaliser des entreprises implantées sur le sol français : « Pour produire en France, on importe des biens intermédiaires. Si vous les taxez, vous taxez aussi la production française », estime l’universitaire. 

Aujourd’hui, par exemple, si les sites d’assemblage de l’A380 sont – certes – implantés au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne et en France, la production s’ouvre aussi à des fabricants américains, japonais ou chinois.

 

Protéger ses frontières fait aussi peser le risque d’un retour de bâton. « On exporte 25 % de notre produit intérieur brut (PIB), rappelle Bernard Guillochon, professeur émérite d’économie à l’université Paris-Dauphine. Si vous freinez les importations, vous vous exposez à des représailles, et les emplois français du secteur exportateur seront gênés. » A long terme, croit Guillaume Daudin, chercheur à l’OFCE, l’Observatoire français des conjonctures économiques, le protec- tionnisme crée de mauvaises habitudes : « Il encourage les entreprises à rester peu productives », car elles ne sont plus sou- mises à la concurrence internationale.

Des Chinois en France ?

Nos frontières économiques devraient donc rester des passoires ?
Pas forcément. L’association « Pour un débat sur le libre-échange » (1), qui regroupe une vingtaine d’intellectuels et d’économistes, cherche une alternative. Pour l’un d’entre eux, Jacques Sapir – auteur de La Démondialisation –, « votre pouvoir d’achat dépend de votre salaire qui dépend de ce que vous produisez. Si vous détruisez votre industrie, vous n’avez plus de consommateurs ». Or, poursuit-il, 35% à 40% du chômage observé en France avant la crise est lié au libre- échange, c’est-à-dire aux délocalisations d’entreprises et aux destructions d’emplois induites chez leurs sous-traitants. La France a perdu plus de 70 % de ses emplois dans le textile ces quarante der- nières années, alors que plus de la moitié des achats d’habillement en Europe proviennent désormais de la Chine et de la Turquie. Alors par quel bout prendre les choses ?

Pour Jacques Sapir, il suffit de taxer les importations selon le coût salarial du pays d’origine. Ainsi, « une entreprise française n’aura intérêt à se délocaliser que pour alimenter un marché étranger et les entreprises chinoises se poseront deux fois la question de produire en France ». Quant aux hausses de prix qui découleront de ce protectionnisme, l’économiste estime qu’elles seront réelles, « de l’ordre de 4% à 5% », mais que les salaires progresseront eux-aussi. A condition, admet-il, de s’affranchir de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la pression de l’Union européenne.

Au cas où Bruxelles menacerait de sanctions, « nous dirions que nous retirerons d’autant notre contribution au budget européen ». Pan, dans les dents ! Pour Olivier Bouba-Olga, la chose est plus complexe. « On externalise trop souvent la faute. L’Allemagne est le premier partenaire de la France et elle a développé ses exportations grâce à la compression de ses salaires. Ça a fait du mal à l’industrie française, dans l’automobile, les métaux, les composants électriques et électroniques... » Dans l’Union européenne, les deux tiers du commerce se font entre ses Etats membres. Affirmer que la France souffre uniquement de la concurrence déloyale des pays émergents, c’est aller (trop) vite en besogne.

Pinces à linge

Direction l’Auvergne. Bienvenue chez Laguell, petit fabricant de pinces à linge et de cintres installé à Cosne-

d’Allier. Même si les articles en bois sont made in China, la PME n’a eu de cesse de maintenir à tout prix une usine en France.

Nouveau concept de pinces à linge LACO, société alsacienne de produit de nettoyage et d'entretien depus 1983.

 

La recette ?

  • Investir dans des procédés de production compétitifs, mais aussi dans le design, pour mettre au point des objets innovants, et
  • profiter de sa localisation pour livrer rapidement ses distributeurs.
  •  La société s’est aussi appuyée sur un « management participatif » qui lui a permis de développer la polyvalence de ses salariés et donc sa flexibilité.

A l’arrivée, un turnover quasi nul.

André-Yves Portnoff, consultant en prospective et stratégie (2) se délecte de cet exemple. « On peut produire français à condition d’avoir une vision à long terme, explique-t-il. Quand on méprise les subordonnés, les clients et les fournisseurs, cela débouche sur une mauvaise utilisation des compétences, un sentiment de frustration et, in fine, une mauvaise compétitivité. »

De quoi balayer tout fatalisme ?

Ces dernières années, les exemples de relocalisation ont nourri l’espoir d’un retournement de situation possible.

Le Cedre, le Comité des entrepreneurs pour un développement responsable de l’économie, en est persuadé. Il a été fondé il y a trois ans par le lunetier Atol – qui a rapatrié en France en 2005 la fabrication de sa collection Ushuaïa, jusque-là produite en Chine – et par le fabricant de meubles Majencia, qui a fait le choix en 2006 de faire revenir en Picardie les productions qui avaient, elles aussi, été sous-traitées dans l’empire du Milieu.

Amap et hard-discount

L’économique et la rentabilité, d’accord. Le social et l’emploi, très bien.
Reste le troisième étage de la fusée : l’environnement.
Oublié de la plupart des économistes classiques, le volet écologique est pourtant primordial, via les circuits courts.
Selon le Réseau Action Climat, l’alimentation concentre un tiers des émissions de gaz à effet de serre d’un citoyen.

En question : nos modes intensifs de culture, la transformation, la conservation, l’emballage et le transport...

Et l’on ne s’étend pas sur les gaspillages ou les conséquences de la mondialisation des marchés agricoles, en termes de spéculation, d’envolée des cours, de crise alimentaire, etc.

Lutter contre ces évidences, c’est le lot quotidien des Amap, les Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (3), qui mettent en relation producteurs locaux et consommateurs. Pas d’intermédiaires, peu de transport, respect des saisons, production sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse, juste rémunération... Il existe en France plus de 1 200 Amap qui regroupent 2 500 paysans et près de 80 000 exploitations concernées par les circuits courts. « Nous pouvons réorganiser les productions à l’échelle des régions », assure Emmanuelle Vande-Kerckhove, chargée de mission du regroupement d’Amap Alliance Provence. Et pas question de ruiner le consommateur : « Nous avons comparé un panier Amap et un panier acheté dans un hard-discount sur toute une saison : il n’y a qu’un euro de différence par semaine. » Il faut juste renoncer à manger des fraises en avril ou des avocats du Chili.

  Lecture recommandée par L.Bercheux

De peur de voir le vote ouvrier lui échapper en 2012, Nicolas Sarkozy a parlé de valorisation de la production française. En profitera t-il pour expliquer à ces ouvriers que l'UMP envisage de les faire travailler plus ... pour gagner moins ?

Par Vernon-défis
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Vendredi 9 décembre 2011 5 09 /12 /Déc /2011 09:40

La " crise bancaire" a touché toutes les économies mondiales mais elle a frappé de plein fouet l’Islande  de manière particulière car elle a mis à terre son économie.

Devant le Tout-Reykjavik, l’ex-juge a fait ses adieux à un pays dont elle a conseillé
la justice pendant la crise financière. Avant d’entamer sa campagne en France.(D'après le JDD)



Un blogueur  (Nikoboheme Le Post)  a résumé d’une façon saisissante ce traumatisme  et le processus démocratique qui en ont résulté :

« - 1er acte : la "crise" frappe durement le pays.
Premières réactions: les trois principales banques du pays, très sévèrement jugées pour leur gestion irresponsable,
 sont nationalisées, et la droite au pouvoir, accusée d'avoir laissé faire les banques au nom du libéralisme économique, est chassée, suite au siège pacifique du palais présidentiel.

- 2ème acte : 
un gouvernement de centre-gauche est élu pour le remplacer.
Mais face à la volonté de ce gouvernement d'appliquer la même politique que la droite (à savoir, faire porter la dette des banques par le contribuable - dette dûe à deux pays européens, le Royaume-Uni et les Pays-Bas), le peuple se soulève à nouveau, et décide de soumettre cette décision à un referendum populaire.
 

- 3ème acte : à 93%, 
les Islandais refusent de payer pour les erreurs commises par des banques privées.
Et ils n'en restent pas là: ils chassent le gouvernement de centre-gauche qui était de l'avis contraire, et décident de
 former une Assemblée constituante. L'objectif est de réécrire la Constitution, afin de protéger le peuple : tout doit désormais être fait dans l'intérêt du peuple, et non dans celui d'un contexte extérieur néfaste pour le pays. 

La perte de crédibilité des hommes politiques islandais est totale, et le peuple confie la rédaction de cette nouvelle Constitution à des personnes issues de ses rangs: on ne fait plus confiance aux partis et aux anciennes figures de la politique, qui se voient de facto exclues de la vie politique. Des élections sont organisées, plus de 500 candidats se proposent de rédiger la nouvelle Constitution, 25 sont élus démocratiquement.

- 4ème acte (à suivre): les 25 Constituants doivent proposer un texte d'ici l'été, qui sera à nouveau discuté, avant d'être approuvé.

Superbe leçon de démocratie, à opposer aux discours anxiogènes que les politiciens français distillent dès qu'il s'agit de remettre en cause leur petite cuisine. Aucune fortune islandaise n'a fui le pays, l'Islande ne s'est pas isolée du mond
e, bien au contraire: le peuple islandais a pris son destin en mains, en cessant de croire aux agitateurs de catastrophe qui lui prédisait l'abysse. »

 

Certes l’Islande n’est pas la France , mais ce qui parait intéressant c’est ce sursaut démocratique inventif, créatif, pour répondre à la dictature du « tout financier »


Jérome Bultel

 

PS : Illustations et mise en page du webmaster

 

 

 

 

 

 

 

Les Islandais, conscients de la force de la nature dans leur pays, utilisent les ressources naturelles comme énergie. C’est ainsi que la géothermie est devenue l’énergie principale de l’Islande.

Par Jerome Bultel
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  • : Politique
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